Trixie Whitley au Divan orange

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Je suis arrivée 1 heure et demie d’avance pour rencontrer mon ami Martin et bien sûr, avoir des places assises dans ce petit bar-spectacles si réputé de la scène indépendante de Montréal : le Divan orange.

Aimant tout particulièrement la collaboration Trixie Whitley – Daniel Lanoie dans le band Black Dub, j’étais très enthousiaste et fébrile à l’idée d’entendre ses compositions et son son bien à elle.

21h30 : Première partie. Un jeune homme à demi-rasé, les yeux un peu cernés, timide, monte sur scène. Habillé tout de noir, il prend sa guitare, s’approche du micro et …

O miracle, une voix magnifique, si authentique, si habile s’élève. J’en ai les émotions qui me remontent le plexus, et je m’écris à mon ami : «Ça y est, je suis amoureuse!» ☺ Adroitement, humblement, il nous fait basculer dans son univers, armé que de sa belle voix et sa guitare. Sa musique nostalgique et pleine d’espoir charme toute l’assistance. J’ai rarement entendu une voix aussi vraie et touchante. Merci Johnny Nicholson.

Puis Trixie Whitley, toute menue dans sa grande chemise blanche, est montée sur scène humblement sous les applaudissements bien sentis de la salle. Malgré sa voix très fatiguée et son falsetto totalement absent, elle a entamé tout son tout premier album solo, Fourth Corner, avec énergie. Une voix rauque gospel, des passages fréquents vers sa voix de tête, Trixie Whitley a une voix unique, mais surtout une puissance unique.

Ce petit bout de femme possède une telle présence dans sa voix que ça vous coupe le souffle, littéralement. Impossible de rester indifférent ou même de parler pendant ses chansons. Elle nous tétanise tous par sa fougue et son cri de vie. Je suis repartie ravie et fière propriétaire d’un tout nouveau disque vinyl. Je suis certaine que je vais l’écouter avec beaucoup de plaisir.

Site web officiel de Trixie Whitley